La France est l’un des rares pays au monde dont le territoire s’étend outre-mer. Elle occupe une place unique, par la variété de ses régions d’outre-mer qui abritent des richesses naturelles extraordinaires, le plus souvent méconnues des français.
L’outre-mer doit occuper une place primordiale dans la protection de l’environnement au niveau planétaire. Avec ces 97% des 11 millions de km2 d’espaces maritimes français, il fait de la France la deuxième plus grande surface océanique du monde.

Les régions le composant présentent une grande diversité de situation géographique : elles sont situées dans quatre grands océans (Atlantique, Pacifique, Indien, Austral), de la zone équatoriale à la zone Antarctique et toutes à l’exception de la Guyane et de la terre Adélie sont des îles. Le domaine terrestre bien que de taille réduite (120 000km2 sauf la terre Adélie) abrite une faune et flore originale et endémique, plaçant ainsi ces régions dans les « hotspots. En effet on y trouve 4 des 25 points chauds de la biodiversité mondiale (Caraïbes, Océan Indien, Nouvelle-Calédonie, Polynésie).

On trouve dans ses régions des biomes variés et riches dont des forêts tropicales, humides, (Guyane, Nouvelle Calédonie), des forêts boréales (Saint Pierre et Miquelon), des forêts sèches (Nouvelle Calédonie et la Réunion). Cette richesse conjuguée au caractère insulaire à exception de la Guyane est à l’origine d’un très haut niveau d’endémisme de la faune et de la flore : il y a globalement plus de 26 fois plus d’espèces de plantes, 3.5 de mollusques, plus de 100 fois de poissons d’eau douce, 60 fois plus d’oiseaux  endémiques en outre-mer qu’en France métropolitaine. Le milieu marin est exceptionnel avec une richesse biologique élevée et une grande représentativité d’habitats. Notamment par la présence de 55000 km2de récifs coralliens et de lagons. Soit 10% du total mondial pour cet écosystème, «  c’est un des plus riches en espèces de la planète.

La biodiversité exceptionnelle présente dans ces régions constitue un patrimoine unique au monde. Grâce à ces atouts l’outre-mer peut devenir un laboratoire mondial dans le domaine écologique et une vitrine technologique pour la France.

Actuellement le constat est sans appel, dans de nombreux domaines les problèmes sont très présents: biodiversité menacée (disparition d’espèces endémiques, espèces envahissantes) ; destruction des écosystèmes (mangroves, forêts, du littoral, lagon,  terres agricoles  et saccage des fonds marins) ; absence de valorisation des ressources végétales locales (alimentaire, cosmétique, médicaments, phyto-parasitaire, pharmacopée,); mauvaise gestion de l’eau ; les pollutions (chlordécone aux Antilles, mercure en Guyane), mauvaise gestion des déchets; des énergies non maîtrisées ; maladies émergentes (chicunguya-dengue) ; un lien de plus en plus fort entre la santé et l’environnement : problèmes de cancers et de stérilité.

Il est nécessaire que de véritables plans d’action soient mis en œuvre dans ces domaines stratégiques. Ces plans intégrés dans des plans de gestion de ressources naturelles et d’aménagement du territoire et alliés d’une bonne gouvernance  permettront le développement économique de ces régions.

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